Dans la vaste et dense jungle du livre de cuisine végétarien, il faut généralement s’armer de patience, de flair, de dextérité et de deux cent trente-sept ingrédients que l’on ne trouve que dans l’arrière-boutique du Biocoop de Bormes-les-Mimosas le vendredi de douze à treize, sur réservation préalable, type flocon d’avoine maltée des Balkans (pas trop floconneux, les flocons), poudre de graines mi-germées du volcan Chachani (c’est au Pérou) infusées aux sels de jasmin, ou autres haricots azuki exclusivement récoltés à la main avec des pinces à épiler en bambou sans huile de palme par des mafiosos repentis la veille du solstice d’été dans l’ombre de la Chapelle Sixtine.

"Les femmes entrées en résistance de 1940 à 1944 ont longtemps été les oubliées de l’Histoire. De toutes origines et de tout âge, elles ont couru mille dangers. Certaines hébergent et sauvent les pourchassés, rédigent des journaux, confectionnent des faux papiers. D’autres espionnent, soignent les internés des camps, ravitaillent le maquis, fabriquent des explosifs. Il y a celles qui rejoignent Londres ou qui codent des messages pour la France libre. Aucune mission ne les effraie, elles montent des évasions, volent des armes, parfois les portent. Ce sont des combattantes de la liberté que la répression n’épargne pas. Nombreuses sont celles à avoir connu l’horreur de la prison et de la déportation." (Gallimard)